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ToggleThérapie psychocorporelle et image de soi : se réconcilier avec son corps en profondeur
Se sentir en décalage avec son corps ne se voit pas toujours.
On peut être compétente, engagée, reconnue… et pourtant entretenir une relation intérieure faite de contrôle, de vigilance ou de retenue.
Je connais cet endroit de l’intérieur.
Car, comme beaucoup de femmes, j’ai appris très tôt que mon corps pouvait attirer des regards insistants, parfois intrusifs, parfois dangereux. Qu’il fallait faire attention. S’ajuster. Se protéger. Ne pas trop montrer. Ne pas trop exister non plus.
Et en parallèle, il y avait cette autre couche : celle de ne jamais être tout à fait “comme il faut”. Jamais exactement dans les standards. Toujours en train de s’adapter, sans vraiment savoir à quoi.
Avec le temps, cela peut créer une relation au corps faite de méfiance et de contrôle.
La thérapie psychocorporelle propose un autre chemin : transformer cette relation en profondeur, en s’appuyant sur l’ensemble de l’expérience, ce que l’on pense, ce que l’on ressent, et ce qui se vit dans le corps.
Thérapie psychocorporelle et image de soi
Image de soi et corps : une relation souvent invisible mais centrale
Quand l’image de soi ne passe pas seulement par les pensées
Beaucoup de femmes que j’accompagne comprennent très bien leur fonctionnement.
Elles savent ce qu’elles devraient faire, ce qu’elles aimeraient oser, ce qu’elles mériteraient de vivre.
Et pourtant, quelque chose ne suit pas.
Ce n’est pas un manque de volonté.
Ce n’est pas un manque de compréhension.
C’est souvent que l’image de soi se construit aussi à un niveau plus implicite et automatique, dans les sensations, dans les micro-ajustements du corps, dans cette manière presque automatique de se tenir, de se contenir, de se faire plus petite ou plus contrôlée.
Une approche psychocorporelle permet de travailler à cet endroit-là, en lien avec les autres dimensions de l’expérience.
Le corps comme lieu d’expérience de soi
Le corps garde une trace des expériences.
Pas forcément sous forme de souvenirs clairs, mais sous forme de ressentis, de tensions, de réflexes.
Les travaux d’Antonio Damasio montrent que les états corporels participent directement à la construction du sentiment de soi.
Autrement dit, la manière dont on se sent dans son corps influence profondément la manière dont on se perçoit.
Quand le corps a été associé, même subtilement, à du danger, à de l’inconfort ou à une forme d’inadéquation, cela peut marquer durablement l’image de soi.
Femmes performantes : quand le contrôle prend beaucoup de place
Chez les femmes compétentes, investies, engagées, le contrôle est souvent très présent.
Contrôle de l’image.
Contrôle des réactions.
Contrôle de ce que l’on laisse passer ou non.
Ce contrôle a du sens.
Il a souvent été une manière de s’adapter, de se protéger, de fonctionner.
Et il peut aussi devenir une contrainte interne permanente.
Quelque chose qui empêche de se sentir libre, spontanée, simplement présente à soi.
Thérapie psychocorporelle et image de soi
Qu’est-ce qu’une thérapie psychocorporelle ?
Une approche qui relie les différentes dimensions de l’expérience
La thérapie psychocorporelle (ou psycho-corporelle) ne sépare pas ce que l’on pense, ce que l’on ressent et ce que l’on vit dans le corps.
Elle s’inscrit dans le champ de la cognition incarnée, qui montre que nos processus psychiques sont profondément liés à notre expérience corporelle.
Dans mon approche à L’Atelier Sublime, il ne s’agit pas de “passer par le corps à la place du mental”, mais de permettre une transformation qui implique l’ensemble de ce que vous êtes.
Ce que ce n’est pas
Ce n’est pas :
- faire du sport
- “se détendre un peu”
- ou apprendre à se mettre en valeur
C’est un travail fin, précis, qui vient toucher à la manière dont vous vous percevez, souvent à un niveau très subtil.
Pourquoi passer aussi par le corps transforme le processus
Certaines choses sont déjà comprises.
Très bien comprises, même.
Mais elles ne sont pas encore intégrées.
Le travail psycho-corporel permet de venir ajuster ces écarts, en s’appuyant sur :
- les sensations
- les mouvements
- la manière dont le corps réagit, se tend, se retient ou se déploie
En effet, la recherche montre que l’attention portée aux sensations corporelles (intéroception) joue un rôle important dans la régulation émotionnelle et le sentiment de cohérence interne.
Pourquoi la thérapie psychocorporelle est particulièrement adaptée à l’image de soi
Sortir du regard extérieur intériorisé
Quand on a grandi avec l’idée qu’il faut faire attention à son corps, qu’il peut être jugé, commenté ou exposé, le regard extérieur finit par s’installer à l’intérieur.
Alors, on se regarde soi-même comme si on était observée.
Le travail psychocorporel permet progressivement de déplacer ce point d’attention :
- moins vers “comment je suis perçue”
- plus vers “comment je me sens”
Thérapie psychocorporelle et image de soi : Retrouver des sensations fiables
Quand le corps est associé à de la vigilance ou du contrôle, les sensations peuvent devenir floues ou peu fiables.
Le travail consiste alors à affiner, doucement :
- sentir sans analyser immédiatement
- percevoir des nuances
- reconnaître ce qui est confortable ou non
C’est donc un processus qui reconstruit une forme de confiance, non pas mentale, mais vécue et vivante (cf mon article complet ici)
Se redécouvrir et retrouver de la curiosité
Passer de :
“Je dois contrôler ce que je ressens”
à :
“Qu’est-ce qui se passe, là, maintenant ?”
Retrouver de la curiosité pour :
- ses sensations
- ses réactions
- la manière dont le corps répond dans différentes situations
Se redécouvrir, parfois de manière très concrète.
Découvrir des zones de confort, de plaisir, de fluidité qui n’étaient plus accessibles.
Cette curiosité change profondément la relation à soi.
En fait, elle ouvre un espace plus vivant, moins figé.
Réconcilier identité, corps et expression
Au fil du cheminement, quelque chose se réaligne et prend vie.
On ne cherche plus à “être comme il faut”. On commence à se sentir plus cohérente entre :
- ce que l’on ressent
- ce que l’on perçoit
- ce que l’on exprime
Et cela change la manière d’être en relation, avec soi et avec les autres.
Comment se passe concrètement un travail psychocorporel sur l’image de soi
Une approche progressive et respectueuse
Rien n’est forcé.
Quand le corps a été un lieu de vigilance ou d’inconfort, il est essentiel de travailler avec précision et respect :
- respecter le rythme
- respecter les limites
- construire de la sécurité
Ce que les personnes observent souvent
Au fil des séances, les changements sont souvent subtils au départ, puis plus visibles :
- moins de tension interne
- moins de contrôle permanent
- une sensation plus stable dans le corps
- plus de liberté dans les choix
Pas parce qu’elles “se forcent”, mais parce que quelque chose devient plus accessible de l’intérieur.
Des outils variés et complémentaires
Selon les besoins, à L’Atelier Sublime, j’utilise :
- l’hypnose (lire par exemple mon article complet ici)
- la sophrologie
- le travail de présence corporelle
- le mouvement et la danse
- et toujours l’Approche Centrée Solution (ACS)
Toujours dans une logique psycho-corporelle, où chaque outil vient soutenir une transformation cohérente.
Aller plus loin : quand le corps devient un espace de réappropriation
Du corps contrôlé au corps ressenti
Il ne s’agit pas d’abandonner toute vigilance.
Mais de ne plus être uniquement dans une relation de gestion et de protection.
Le corps peut redevenir un espace d’information, de sensation, parfois même de plaisir simple à être là.
L’apport du mouvement dans le processus thérapeutique
Le mouvement permet de tester, d’explorer, d’ajuster.
Il met en jeu :
- la posture
- la présence
- la relation au regard
- la manière de se sentir légitime ou non
Par conséquent, c’est un levier très concret de transformation, tant pour les personnes en difficulté ponctuelle que pour celles qui se sont coupées d’elles-mêmes depuis longtemps.
Une voie possible : la pole-art-thérapie
C’est dans cette logique que j’ai développé la pole-art-thérapie (cf mon article complet ici).
Un espace où l’on peut travailler :
- l’image de soi
- la confiance corporelle
- le rapport au regard
- la sensation de puissance
Mais surtout, un espace où l’on peut expérimenter autrement, dans le corps, ce que l’on sait déjà intellectuellement.
Parce que mon point de vue est celui-ci : vous savez déjà beaucoup de choses.
Vous avez déjà les ressources.
Le travail consiste à les rendre vécues, accessibles, incarnées.
Où se déroulent les accompagnements L'Atelier Sublime ?
Les accompagnements en thérapie psychocorporelle L’Atelier Sublime ont lieu en cabinet, dans la vallée du Grésivaudan, entre Grenoble et Chambéry.
Des séances en visio sont également possibles, lorsque cela est plus adapté à votre situation.
Conclusion : Thérapie psychocorporelle et image de soi
Transformer son image de soi ne consiste pas seulement à changer sa manière de penser.
C’est souvent un processus plus large, qui implique de retrouver une relation fiable, nuancée et vivante avec son corps.
La thérapie psychocorporelle permet ce travail, en s’appuyant sur les liens étroits entre sensations, émotions et cognition.
Pour les personnes qui souhaitent aller plus loin, la pole-art-thérapie offre un espace singulier pour continuer à se découvrir, se redécouvrir, et expérimenter une autre manière d’être dans leur corps, plus libre, plus stable, plus puissante.

