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ToggleLa danse-thérapie renforce la confiance en soi des femmes
Quand le corps devient soit utilisé, soit contrôlé… soit mis à distance
Dans nos sociétés contemporaines, le corps des femmes occupe une place paradoxale.
Il est omniprésent dans les images, les normes et les injonctions, mais souvent absent de l’expérience vécue.
Pour beaucoup de femmes, le corps est :
utilisé (performance, apparence, productivité),
contrôlé (posture, poids, émotions, comportements),
ou mis à distance (consciemment ou inconsciemment), parfois jusqu’à devenir silencieux.
Certaines disent ne « sentir » leur corps que lorsqu’il fatigue, fait mal ou lâche. D’autres vivent une relation fragmentée à leurs sensations, comme si le corps était devenu un objet à gérer plutôt qu’un lieu d’expérience.
Ces phénomènes traversent toutes les sphères de vie : personnelle, relationnelle, intime… et aussi professionnelle.
Dans la sphère professionnelle : un corps souvent invisible ou contraint
Au travail, le corps est rarement reconnu comme une dimension légitime de l’expérience.
Il doit être :
discret,
maîtrisé,
efficace,
parfois neutralisé.
Fatigue, tensions, stress, émotions, cycles, vulnérabilités corporelles : tout cela est souvent vécu en silence, comme si le corps n’avait pas sa place dans l’espace professionnel.
Cette mise à distance peut fragiliser la confiance en soi. Non pas parce que les femmes « manqueraient » de confiance, mais parce qu’une part essentielle de l’expérience humaine, corporelle, sensible, émotionnelle, est continuellement invalidée.
Le corps n’est pas un simple support : il est déjà au cœur de l’expérience
Les recherches en psychologie et en neurosciences convergent aujourd’hui vers une idée clé : nos pensées, nos émotions et nos décisions sont fondamentalement corporelles.
Il n’y a pas d’un côté l’esprit, et de l’autre le corps. Il y a une expérience incarnée, dans laquelle sensations, perceptions, affects et cognition sont étroitement liés.
Lorsque cette dimension corporelle est ignorée, contrôlée ou disqualifiée, la confiance en soi peut vaciller.
Non pas comme un défaut individuel, mais comme le résultat d’une coupure progressive avec ce qui fait socle : la perception de soi, ici et maintenant (lire mon article complet ici).
La danse-thérapie : redonner une place vivante au corps
C’est dans ce contexte que la danse-thérapie prend tout son sens.
La danse-thérapie ne cherche pas à corriger le corps, ni à le rendre plus performant ou plus conforme. Elle propose un espace où le corps peut à nouveau être vécu, senti, traversé, sans jugement.
Danser, ici, ne signifie pas « savoir danser ».
Il s’agit plutôt de :
se remettre en lien avec ses sensations,
laisser émerger des mouvements spontanés, en général en musique
reconnaître ce qui se manifeste corporellement, sans chercher à l’interpréter immédiatement.
La danse-thérapie offre un cadre dans lequel :
le corps n’est ni utilisé, ni évalué, ni contrôlé,
les émotions peuvent circuler à travers le mouvement,
la créativité devient un mode d’expression de l’expérience vécue.
Une réparation douce du lien à soi
Pour beaucoup de femmes, la danse-thérapie devient un lieu de réparation douce du lien au corps.
Non pas une réparation spectaculaire ou volontariste, mais un processus progressif :
retrouver de la sensibilité,
restaurer une confiance perceptive,
accepter que le corps puisse être un appui, même lorsqu’il est traversé par des fragilités.
Cette approche est particulièrement pertinente dans les périodes de transition :
deuils,
changements de vie,
épuisement professionnel,
remises en question identitaires.
Dans ces moments, il n’y a rien à “forcer”. Se laisser traverser par ce qui est là, corporellement et émotionnellement, est déjà un mouvement profondément soutenant.
Une approche complémentaire aux autres pratiques psycho-corporelles
Des approches pour développer la confiance en soi des femmes
La danse-thérapie s’inscrit dans une famille plus large d’approches psycho-corporelles, aux côtés de la sophrologie ou de l’hypnose, même des massages thérapeutiques (exemples de thérapies brèves psycho-corporelles).
Toutes partagent un point commun : elles reconnaissent que le changement passe aussi par le corps, par la respiration, les sensations, l’imagerie mentale, le mouvement.
Là où la parole permet de mettre du sens, le corps permet souvent de retrouver de la sécurité, de la présence et de l’élan.
Ces approches sont aujourd’hui utilisées :
dans l’accompagnement individuel ou de groupe,
dans les contextes de soin ou d’éducation,
mais aussi en entreprise, autour de la santé mentale, du stress, de la prévention de l’épuisement et de la reconnexion aux ressources.
Une réponse contemporaine à des enjeux sur la confiance en soi très actuels
Si la danse-thérapie parle autant aux femmes aujourd’hui, ce n’est pas un effet de mode. C’est parce qu’elle répond à des réalités concrètes :
des corps sollicités mais peu écoutés,
des identités fragmentées par des injonctions contradictoires,
une perte de confiance qui n’est pas un manque, mais une conséquence.
En redonnant une place vivante à l’expérience corporelle, la danse-thérapie ouvre un espace où il devient possible de :
se sentir à nouveau légitime dans ses ressentis,
laisser le corps participer pleinement à l’expérience de soi,
retrouver une confiance incarnée, souple, évolutive.
Danse-thérapie et accompagnements psycho-corporels en Isère
À L’Atelier Sublime, ces questions prennent forme à travers des accompagnements en danse-art-thérapie, pole-art-thérapie, sophrologie et hypnose, proposés en Isère, entre Grenoble et Chambéry.
Ces espaces s’adressent aux personnes qui traversent des périodes de transition personnelle ou professionnelle, et qui souhaitent renouer avec leur confiance en soi par une approche corporelle, sensible et respectueuse de leur rythme.
Les accompagnements peuvent se vivre en séances individuelles, en groupes ou lors de week-ends immersifs, dans un cadre sécurisant et non jugeant, où le corps retrouve une place vivante dans le processus de transformation.
Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez découvrir les accompagnements proposés par L’Atelier Sublime ou prendre contact pour un échange exploratoire.
En conclusion : danse-thérapie pour la confiance en soi des femmes
La danse-thérapie ne promet pas de solutions rapides. Elle propose autre chose : un chemin de reconnexion sensible, respectueux du rythme et de l’histoire de chacune.
Dans un monde qui demande souvent de se dépasser, elle invite à se reconnaître, corporellement et émotionnellement, comme point de départ.
Si ces questions vous touchent et que vous souhaitez approfondir cette approche, vous pouvez vous abonner à la newsletter Plein Potentiel, dans laquelle je partage régulièrement (une fois par mois) réflexions, apports scientifiques et pratiques psycho-corporelles.
FAQ - Danse-thérapie et confiance en soi
La danse-thérapie est une approche psycho-corporelle qui utilise le mouvement comme médiateur thérapeutique. Elle ne vise pas la performance ni l’apprentissage technique, mais l’exploration des sensations, des émotions et de la relation à soi et aux autres à travers le corps en mouvement.
De nombreuses femmes vivent une relation contrôlée, instrumentalisée ou distanciée à leur corps, tant dans la sphère personnelle que professionnelle. La danse-thérapie offre un espace où le corps n’est ni évalué ni utilisé, mais reconnu comme source d’information, de régulation émotionnelle et de confiance en soi.
En restaurant une relation sensible et consciente au corps, la danse-thérapie permet de retrouver des repères internes, une capacité d’agir et une présence à soi. Cette expérience corporelle soutient durablement l’estime de soi, au-delà des injonctions sociales ou des attentes extérieures.
Oui, elles sont tout-à-fait pertinentes. Les approches psycho-corporelles comme la danse-thérapie sont de plus en plus utilisées pour prévenir l’épuisement professionnel, renforcer la sécurité psychologique et soutenir la confiance en soi dans des contextes de forte pression ou de transition professionnelle.
La danse-thérapie est le terme le plus couramment utilisé pour désigner une approche thérapeutique qui utilise le mouvement en musique et la danse comme médiateurs du travail psychique et émotionnel.
La danse-art-thérapie s’inscrit dans cette même famille d’approches psycho-corporelles. Elle met simplement un accent plus explicite sur la dimension créative et expressive du mouvement, en considérant la danse comme une forme d’art vivant au service du processus thérapeutique.
Dans la pratique, les deux termes renvoient à une même intention : utiliser le corps en mouvement pour favoriser la régulation émotionnelle, la confiance en soi, la présence à soi et la capacité d’agir, avec une différence phénoménologique.
À L’Atelier Sublime, la danse-art-thérapie est conçue comme une danse-thérapie incarnée et créative, non-interprétative, accessible sans prérequis techniques, où il ne s’agit pas de “savoir danser”, mais de se remettre en lien avec ses sensations, ses émotions et son élan vital (en savoir plus ici).

